Nous voulons une Europe accueillante et hospitalière !

L’Anafé est partenaire de l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour une #EuropeAccueillante

Nous voulons une Europe accueillante et hospitalière !

Juncker et d’autres dirigeants nous ont assuré que nous ne serons pas une forteresse alors que les politiques européennes migratoires prennent justement ce chemin. Aujourd’hui, à l’approche de la journée internationale des migrants, nous appelons les citoyens à demander de nouvelles politiques migratoires et positions européennes en signant l’Initiative pour une  #EuropeAccueillante. Cette Initiative Citoyenne Européenne est la première sur les migrations et est supportée par plus de 200 organisations de la société civile partout en Europe.

Signez pour une #EuropeAccueillante

https://weareawelcomingeurope.eu/fr/

Cette Initiative offre des solutions réalistes et réalisables dont l’Europe a besoin pour faire face aux enjeux migratoires tout en respectant les droits humains. En signant vous demandez à la Commission Européenne de :

1. Mettre fin au délit de solidarité partout en Europe

Dans de nombreux pays comme la Hongrie, l’Italie, la France, la Grèce, les gouvernements nationaux mettent la pression et répriment les volontaires et les ONGs qui aident les réfugiés.

Nul de doit être puni car il a protégé ceux dans le besoin

2. Permettre aux migrants victimes d’exploitation au travail et de violences de se défendre.

Nous avons tous entendus d’horribles histoires de migrants battus et intimidés sur la route, les personnes qui osent témoigner sont minoritaires. Même à l’intérieur de la forteresse, les migrants restent vulnérables, notamment sur le marché du travail.


Des mécanismes de plainte et des politiques de sécurité permettant aux victimes d’accéder à la justice.

3. Rendre les Fonds Asile Migration & Intégration accessibles en ligne directe aux ONGs, OSCs et autorités locales.

Aujourd’hui, le Fond n’est accessible que via les gouvernements mais nombre d’entre eux entravent ou ne facilitent pas leur utilisation. Les groupes souhaitant faire preuve de solidarité doivent être soutenus, l’argent public doit être public.

La solidarité doit être soutenue et encouragée.

Demandez ces changements pour une #EuropeAccueillante

Si un million de citoyens européens signent l’Initiative avant le 14 Février 2019, le Parlement Européen organisera un débat lors de la plénière à Strasbourg et la Commission Européenne sera obligé de répondre à nos propositions législatives.

VOUS pouvez faire la différence, signez ICI.

Si vous soutenez les objectifs de l’Initiative, partagez ces informations avec vos amis, collègues et votre réseau professionnel. Ensemble, nous pouvons demandez une #EuropeAccueillante

SIGNEZ LA PÉTITION

https://weareawelcomingeurope.eu/fr/

9e anniversaire du Cercle du Silence de Mantes-la-Jolie

Le Cercle de Silence de Mantes-la-Jolie tiendra samedi prochain 26 janvier 2019 son 108e Cercle.

Depuis 9 ans, chaque quatrième samedi du mois, des hommes et femmes de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses se réunissent en cercle, de 11 heures à midi, place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie. Ils manifestent silencieusement contre toutes les injustices faites aux migrants. Leur silence crie leur indignation devant la politique migratoire française et européenne et dit que “les particularités de chacun constituent une richesse authentique”.
Nous vous invitons à vous joindre à nous.

Vous trouverez ci-dessous quelques textes distribués lors des derniers Cercle de 2018 ainsi que l’invitation à participer au Cercle du 26 janvier 2019.

A samedi prochain !

Plus d’infos sur le Cercle du Mantois : http://reseau-amy.org/cercle-de-silence-de-mantes-et-du-mantois/

Action collective pour la fin définitive de la criminalisation des solidaires

Le Réseau Amy a signé l’appel à mettre fin définitivement à la criminalisation des solidaires.

Nous rappelons à nouveau que les maraudes permettent de sauver des vies mises en danger par des politiques migratoires répressives et meurtrières pour des exilé·e·s. Par ailleurs, et à l’image de la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dans sa recommandation n°12, nous réitérons notre appel à mettre fin définitivement à la criminalisation des solidaires.

Lire https://www.bastamag.net/Des-personnes-interpellees-par-la-police-pour-avoir-secouru-des-exiles-en

Retrouvez tous les signataires dont le Réseau Amy sur la page de l’anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) :

http://www.anafe.org/spip.php?article512

18 décembre 2018 – Journée internationale des MigrantEs à Paris

Plusieurs membres du Réseau Amy étaient à la manifestation du 18 décembre 2018 organisée place de la République à Paris dans le cadre de la journée internationale des Migrant.e.s.

Cette manifestation faisait écho aux autres manifestations organisées au même moment dans près de 60 villes sur tout le territoire français.

À Paris, l’AFP (voir la vidéo ci-dessous), un des rares médias présent, évoque 2 000 personnes, d’autres sources parlent de 10 000.

Ce qui est sûr, c’est que c’était la plus importante des manifestations organisées en faveur des droits des sans-papiers depuis bien longtemps. Un beau mélange de citoyens, militants et beaucoup de camarades sans-papiers, le tout dans une bonne ambiance, avec tambours et slogans (“liberté”, “la rétention, on en a marre”, “des papiers”…) très encadrés par les forces de l’ordre, qui ont défilés entre la place de la République et la gare de l’Est.

Retrouvez des compte-rendus plus complets :

https://paris-luttes.info/journee-internationale-des-11350
http://www.cnt-f.org/fte/2018/12/19/des-migrants-occupent-un-batiment-de-paris-8/

La vidéo de l’AFP

Devoir d’alerte – Une lettre envoyée à l’OFII

En copie à la presse rédigée par Irena Havlicek, bénévole de l’association Scarabée.
32 rue Etienne-Dolet, 92240 Malakoff

au président du Conseil d’administration de l’OFII, avec copie à l’ensemble des membres du Conseil d’administration. Parce que ce n’est plus possible. Comment un organisme PUBLIC (sensé défendre l’état de droit, l’intérêt général, bla-bla…) peut-il prononcer, tous les jours, des refus de CMA (conditions matérielles d’accueil) en totale illégalité ?

Objet : DEVOIR D’ALERTE !

A Monsieur Rémy SCHWARTZ
Président du Conseil d’administration de l’Ofii

copie à l’ensemble des membres
du Conseil d’administration
à Malakoff, le 12 décembre 2018

Monsieur

C’est en tant que simple citoyenne, membre d’une association de solidarité avec les réfugié-e-s et les exilé-e-s que je me permets de m’adresser à vous.

Comme de très nombreux citoyennes et citoyens français, je suis accablée tous les jours par la situation des personnes qui viennent chercher refuge chez nous et qui se retrouvent dans des conditions indignes et inhumaines, ici, en France… et notamment sur les trottoirs de Paris. Des personnes qui demandent l’asile dans la « Patrie des droits de l’Homme » et qui, après avoir fui la violence et la guerre, après avoir souvent traversé l’enfer, découvrent au moment où ils pensaient atteindre enfin le bout du tunnel, que ce n’était pas fini…

Je ne doute pas un seul instant des difficultés auxquelles doit faire face l’Ofii.

Toutefois, je m’interroge.

En tant que bénévoles, nous accompagnons autant que faire se peut, les demandeurs d’asile dans leurs démarches quotidiennes, parce que, grâce aux cours de français que nous dispensons gratuitement à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin (plus de 30 cours hebdomadaires !) nous disposons aujourd’hui de l’aide de nos élèves qui peuvent nous servir d’interprète.

Avec certains services de l’Ofii, nous parvenions ainsi à débrouiller des dossiers compliqués, notamment parce que nos interlocuteurs avaient bien compris qu nous avions la possibilité (qu’ils n’ont pas) de prendre le temps d’expliquer la situation aux personnes concernées. Vous n’êtes pas sans savoir que le stress dans lequel vivent les demandeurs d’asile et la complexité des règles administratives françaises nécessitent de la patience. Expliquer les règles, nous semble-t-il, c’est la moindre des choses. Même s’il faut s’y reprendre à plusieurs fois.

Depuis plusieurs mois, nos efforts restent vains. La plupart des services de l’Ofii refusent désormais que nos bénévoles accompagnent les demandeurs d’asile. Donc nous faisons des lettres, le plus souvent sans réponse. Il arrive encore, heureusement (plutôt en province…) que des salariés de l’Ofii nous passent un coup de fil pour demander un complément d’information ou pour expliquer une situation. Et, le plus souvent, dans ce cas-là, on arrive à une solution.

Mais il y a aussi des coups de fil plus curieux. La semaine dernière, alors que j’avais envoyé un jeune homme à l’Ofii pour expliquer que, après une période de « dublinage » compliquée et un passage en procédure normale par la préfecture (il a déposé sa demande d’asile à l’Ofpra), il avait le droit à une reprise des ses conditions matérielles d’accueil, un salarié a pris le temps de me téléphoner pour m’expliquer qu’il fallait arrêter d’envoyer des lettres parce que, depuis le
1er octobre, la loi avait changé et que ce monsieur n’avait aucun droit.

Comme je ne suis pas juriste, j’ai poliment remercié mon interlocuteur. Mais comme je suis curieuse de nature, j’ai cherché à vérifier. Auprès des professionnels. Et là, surprise, les affirmations de ce salarié de l’Ofii étaient totalement mensongères. Il n’y a pas de nouvelle loi sur les conditions matérielles d’accueil entant en vigueur au 1er octobre. Rien.

Je suis indignée.

Comment l’Offi, un organisme public, censé par nature appliquer le loi et défendre l’intérêt général, peut-il laisser ses salariés diffuser de fausses informations pour décourager les demandeurs d’asile à accéder à leur droits ?

S’agit-il de faire des économies ? Là, hélas, c’est ma question optimiste…

Ou alors (pitié, dites-moi que ce n’est pas ça…), cherche-t-on à prouver à toutes celles et ceux qui viennent chercher refuge chez nous que l’accueil en France est tellement indigne qu’ils feraient mieux d’aller voir ailleurs ? Dans un fol espoir que c’est la meilleure façon de décourager les gens à quitter leur pays, leur famille, leur existence (posture aussi ignoble que stupide… aucune mer meurtrière, aucun mur réputé infranchissable, aucun fonctionnaire méprisant n’arrivera jamais à stopper le désespoir) ?

J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à comprendre.
Que se passe-t-il exactement ?

Tout le monde le sait, le nombre de personnes à la rue s’accroît de jour en jour. La situation est explosive. Pas besoin d’attendre l’arrivée du gel et le déclenchement d’un énième Plan grand froid et ses hébergements d’urgence au rabais. Il y aura encore des morts.

Et je ne parle même pas des malades, puisqu’on est en train de fabriquer sciemment des centaines, des milliers de malades. Ceux que l’absence de soins fait basculer d’une maladie simple à une affection grave. Ceux qui l’on laisse s’enfoncer dans des troubles psychiatriques majeurs (pas besoin de décrire, en amateur, les effets de l’état de stress post-traumatique associé à une maltraitance administrative, il y a suffisamment de publications sérieuses sur la question…). Ceux qu’on maintient pendant des mois à cause de l’ignoble procédure Dublin, dans l’angoisse d’une déportation. Ceux qu’on laisse se débrouiller avec leur tuberculose. Ou dont on nie la nécessité des soins avec le VIH.

Je ne suis qu’une citoyenne lambda. Je n’ai aucun pouvoir, sinon celui de lancer l’alerte.

Si je m’adresse à vous, c’est parce que je suis encore suffisamment optimiste pour penser qu’il ne s’agit pas d’une politique délibérée, orchestrée par les administrateurs le l’Ofii.

Et que, même si ces derniers dorment toutes les nuits, tout comme leur famille, dans un vrai lit, avec des sanitaires accessibles et même un chauffage, ils sont capables d’admettre que la place d’un nourrisson, d’un femme enceinte, d’un jeune homme malade, d’une personne âgée, d’une toute jeune fille vulnérable ou d’un gars en fauteuil roulant n’est pas à la rue. Et là, je ne parle que des situations les plus poignantes, parce que, de toutes façon, selon la loi, il ne devrait y avoir aucun demandeur d’asile à la rue.

Je ne suis qu’une citoyenne lambda. C’est probablement pour cela que je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. A quoi joue l’Etat français ? A quel jeu joue l’Ofii ?

Tout ce que je sais, c’est que c’est un jeu éminemment dangereux.

Non seulement parce qu’il consiste à nier l’état de droit, qu’il s’agisse de la législation française ou des conventions internationales que la France a pourtant signé. Mais aussi parce qu’il consiste à nier la notion même d’humanité.

Un jour, il faudra expliquer à nos enfants et à nos petits-enfants comment nous avons pu laisser faire cela. Et ce ne sera pas facile. Ni pour les citoyens lambda, ni pour ceux dont la responsabilité était d’organiser un accueil digne des demandeurs d’asile.

Moi, je n’ai pas envie d’attendre de moment-là. En tout cas pas sans avoir tenté d’arrêter ce mécanisme odieux.

Je suis fatiguée de quémander des couvertures et des duvets aux amis, aux voisins, aux personnes bienveillantes qui tentent d’aider. Je suis désespérée de dire, plusieurs fois par jour que non, je suis désolée (sorry, j’ai honte, I’m ashamed) n’ai pas de solution, tout ce que je peux faire, c’est vous donner une couverture de survie.

Il y a plus d’un millier de personnes qui dorment dehors, rien qu’à Paris. La semaine dernière, on a dû chercher en catastrophe un hébergement solidaire pour une jeune femme très vulnérable, demandeuse d’asile en procédure normale qui dormait sur le trottoir depuis… un mois et demi ! Grâce à la mairie de Malakoff, on a mis à l’abri provisoirement une famille syrienne de 9 personnes, avec un bébé de moins de deux ans, à qui l’Offi, depuis un mois, ne propose toujours rien. RIEN !

Je suis fatiguée des paroles en l’air (genre « Plus personne à la rue »… je ne sais même plus de quand ça date…). Mais pas de la fatigue qui fait baisser le bras.

Je lance une alerte. Parce que cela ne peut pas continuer comme ça.

Vous êtes à la tête du Conseil d’administration de l’Ofii. Le seul opérateur de l’Etat en charge de l’intégration des migrants durant les cinq premières années de leur séjour en France. Vous ne pouvez pas vous affranchir ni d’une vision humanitaire, ni d’une vision politique des conséquences de cette faillite collective de l’accueil. C’est bien pour cela que je m’adresse à vous.

Les idées pour sortir de cette impasse, nous, les citoyens lambda qui refusent d’abandonner leur droit à se comporter en êtres humains, nous en avons plein… Des bricoleges, on en improvise tous les jours. Là, on a fait les comptes. Notre petite association locale, dont vous n’avez probablement jamais entenud parler, a assuré plus de 5 000 nuitéees d’hébergement soldaire cette année (qui n’est pas finie). On ne peut faire guère mieux. Mais ce n’est pas à nous de trouver des solutions. C’est votre travail.

Toutefois, si, en attendant une solution digne pour tout le monde, vous voulez rejoindre les rangs des hébergeurs solidaires, vous êtes le bienvenu. On cherche tous les soirs des chambres, des lits, des canapés disponibles… On a même des matelas gonflables, pour ceux qui n’ont qu’une petite place dans un couloir. Parce que dehors, il fait froid. Et que la rue, c’est dangereux. Je n’ai pas besoin de vous l’expliquer.

Je vous suis reconnaissante d’avance de l’attention que vous vous voudrez bien accorder à ce courrier. Et surtout des suites que vous voudrez bien y apporter.

Avec mes salutations respectueuses

Conférence de presse Manifestations sur toute la France le 18 décembre 2018

A l’appel de près de 250 organisations, nationales et locales, des manifestations auront lieu dans toute la France le mercredi 18 décembre à 18H pour revendiquer la liberté et l’égalité des droits à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

Ces manifestations se tiendront à un moment particulier. En pleine polémique sur le pacte de Marrakech ces manifestations seront aussi l’occasion de montrer que les révoltes actuelles contre le gouvernement doivent se démarquer aussi de toute tentation nationaliste et raciste.

Ces manifestations pourraient marquer un tournant pour le mouvement de solidarité. Pour la première fois l’appel rassemble un front très large de collectifs de sans-papiers, syndicats (CGT, CNT, FSU, Solidaires, SM, SAF, SMG…), collectifs de solidarité sur tout le territoire, associations. Il réunit la Marche des solidarités, les Etats Généraux des Migrations, la Roya citoyenne, le RESF, le comité Adama et le collectif Rosa Parks.

Pour vous présenter cet événement, ses revendications et l’état de la mobilisation nous vous invitons à une conférence de presse qui se tiendra le mercredi 12 décembre à 11H à la salle Hénaff de la Bourse du travail de Paris (29 Bd du Temple 75011 Paris) en présence des représentantEs des signataires.


Festival International du Film des Droits Humains de Paris

Pendant 5 jours, le Festival International du Film des Droits Humains de Paris est accueilli par les Grands Voisins !

http://www.solidarite-laique.org/events/event/fifdh-aux-grands-voisins/

🎥 19 films documentaires, projetés à la Pouponnières

🎞 Une séance de court-métrages, à la Lingerie

🗯 Une table-ronde autour de l’influence grandissante du cinéma documentaire depuis 20 ans pour la promotion des droits humains dans le monde.

Cette rencontre aura lieu à la Lingerie.

Entrée libre et gratuite pour toutes les projections !

“Libre” aux Mureaux le 6 décembre 2018

Organisé par le collectif les Voisins Solidaires de Mézy-Sur-Seine, venez  assister à la nouvelle diffusion du film “Libre” de Michel Toesca qui retrace le parcours de Cédric Herrou agriculteur engagé dans la Vallée de la Roya.

Jeudi 6 décembre 2018 à 20h30
Cinéma Frédéric Dard
77 rue Paul-Doumer
Les Mureaux
Entrée 6 €

Vous pourrez assister au débat qui suivra sur le thème “Quelle solidarité avec les réfugiés ?”  en discutant avec les Collectifs locaux de soutien aux réfugiés.

Contact : voisinssolidaires.mezy@outlook.frcontact@reseau-amy.org

Voilà le PDF à télécharger et à partager : 

Communiqué de RomYvelines de novembre 2018

ROMYVELINES
romyvelines.over- blog .com
Collectif de soutien aux familles roms des Yvelines,
membre du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC 78 Nord)
Collectif Français Etrangers en Yvelines (CEFY), Ligue des Droits de l’Homme (LDH),
Réseau Education sans Frontières (RESF), Secours Catholique Caritas France, Secours Populaire et des voisins solidaires.

Mantes la Jolie le 16/11/2018

Communiqué :

Le sous-préfet refuse de recevoir les familles

L’ensemble des habitants du squat de Buchelay (femmes, hommes, enfants), accompagnés par des bénévoles, des responsables associatifs et des citoyens et citoyennes les soutenant, sont venus devant la sous-préfecture de Mantes la Jolie, ce vendredi 16 novembre à 11h. En tout, une cinquantaine de personnes.


Les habitants demandaient à être reçus par le Sous-Préfet pour être informés de ce que les autorités ont prévu pour eux : expulsion ? quand ? relogement ? pour tous ? dans quelles conditions ? possibilité pour les enfants de poursuivre leur scolarité ? mise à la rue ?
Le Sous-Préfet a refusé de les recevoir, ou même de les faire recevoir par une personne le représentant. Ils ont été maintenus en dehors de la Sous-préfecture, ne pouvant s’adresser qu’à des personnes, employé-es de préfecture ou policier, qui n’avaient aucun pouvoir de leur répondre.
Ce manque d’information est extrêmement angoissant pour les adultes, comme pour les enfants, qui craignent chaque jour d’être expulsés de leur lieu de vie, sans solution. Ce comportement de la sous-préfecture perturbe la scolarité des enfants et le travail des adultes, remettant en cause leurs efforts d’insertion. C’est à l’opposé des directives gouvernementales.
Nous demandons au Sous-Préfet, que les habitants soient informés, qu’un suivi social effectif leur soit proposé, que la scolarité des enfants puisse se poursuivre, que des solutions de logement ou d’hébergement stable soient proposées à tous les habitants du squat et que, dans l’attente, aucune expulsion n’ait lieu, que la trêve hivernale soit respectée.

Pour tout contact:

Alain Boudou : mailto:amboudou@hotmail.fr, 06 23 89 30 54

Anne Laforgue : mailto:anne.laforgue@orange.fr, 06 82 40 37 47
Marguerite Ximenes : mailto:marguerite.ximenes@free.fr 06 74 39 35 68

Voir aussi l’article du Courrier de Mantes :

Film-débat “Libre” à Élancourt

En cette fin d’année 2018, plusieurs diffusions du film Libre de Michel Toesca qui retrace le parcours de Cédric Herrou agriculteur dans la Vallée de la Roya.

La prochaine est proposée par la Cimade dans le cadre de Migrant’Scène qui aura lieu le

jeudi 22 novembre 2018 à 20h15 au Ciné 7
Centre Commercial des 7 Mares
78990 Élancourt

Le film sera suivi d’un débat sur le thème du “Délit de solidarité”, notion que, grâce notamment à Cédric, le Conseil Constitutionnel a fait évoluer.

“Cédric Herrou, agriculteur à Breil, dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, a été par hasard en contact avec une famille de migrants ayant réussi à passer la frontière à Vintimille. Devant leur état de fatigue et de découragement, il a décidé de les accueillir chez lui. Michel Toesca, ami de Cédric Herrou et réalisateur de films engagés, toujours la caméra à la main, a filmé ces premiers migrants. Sans scénario initial et sans but précis. Par la suite, les migrants se sont multipliés chez Cédric et Michel a continué à filmer. Peu après, Cédric a été interpellé et condamné pour assistance à personne en danger (on appelle cela le délit de solidarité) pour l’aide qu’il apportait à ces migrants sans papiers. C’est ce parcours, ce combat de Cédric, et des associations solidaires de la vallée de la Roya et d’ailleurs qui l’ont soutenu et aidé, que le film LIBRE retrace.”