Grande maraude solidaire

Tous solidaires ! Tous maraudeurs ! En soutien aux exilés !

Appel à une grande maraude solidaire
le vendredi 15 mars 2019 à 18h à Montgenèvre (Hautes-Alpes)

Alors que les politiques migratoires des États européens ne cessent de se durcir, que les contrôles aux frontières sont de plus en plus répressifs, les personnes migrantes sont amenées à prendre davantage de risques en montagne. Des femmes, des hommes et parfois des enfants traversent la frontière par des sentiers enneigés, de nuit, en altitude, par des températures négatives, sans matériel adéquat.
Dans le même temps, des citoyennes et citoyens solidaires qui cherchent à leur venir en aide, les « maraudeurs » des vallées alpines sont de plus en plus inquiétés, inculpés et même condamnés en justice.

Malgré les alertes des associations lancées aux autorités locale et nationale, malgré les blessures, les gelures et les morts (le dernier décès d’un jeune exilé près de Briançon date du 6 février dernier), la situation n’a cessé de s’aggraver dans la région de Briançon (Hautes-Alpes).

Face à cette situation qui peut être qualifiée de mise en danger délibérée, le mouvement citoyen Tous Migrants soutenu par les associations Amnesty International France, La Cimade, Médecins du monde, Médecins sans frontières et le Secours Catholique organise une grande maraude solidaire avec plusieurs acteurs locaux,

le vendredi 15 mars 2019
à partir de 18h à la frontière franco-italienne, à Montgenèvre.

Les maraudes ne doivent pas être inquiétées !

Venez montrer votre solidarité en participant à la maraude :

  • 18h Rassemblement devant l’Ecole du Ski Français (ESF). Prise de parole des associations.
  • 19h Maraudes en groupes (s’équiper de vêtements chauds et lampes frontales, apporter si possible bonnets, gants ou chaussettes chaudes à donner, thermos de thé bienvenus).
  • 20h Déambulation en fanfare. Dénonciation des violences policières.
  • 20h30 Soupe partagée (prix libre). Témoignages d’exilés et de maraudeurs.
  • 21h15 Clôture aux flambeaux. Reprise des maraudes en autonomie…

PLUS D’INFOS http://www.tousmigrants.org

EGM – Cahiers des faits inacceptables et des alternatives

https://eg-migrations.org/Le-cahier-des-faits-inacceptable-et-le-cahier

Le cahier des faits inacceptables et le cahier des alternatives sont deux documents produits à partir des 106 cahiers de doléances rédigés par les Assemblées Locales des États Généraux des Migrations au printemps 2018 dont le Réseau Amy. Ils synthétisent des faits inacceptables identifiés dans plus de 70 départements, ainsi que des alternatives aux politiques actuelles – plusieurs sont déjà mises en œuvre – élaborées par les 1 500 collectifs et associations locales qui ont participé à cette consultation. Ils dressent un état des lieux sans concession de la persécution systémique des exilé·e·s en Europe et sur le territoire français, tout en faisant la preuve que des politiques publiques alternatives existent, appuyées par des dizaines de milliers de citoyen·ne·s.


Les documents sont consultables sur le site des EGM : https://eg-migrations.org/Le-cahier-des-faits-inacceptable-et-le-cahier ou en direct ici :

https://eg-migrations.org/IMG/pdf/egm_cahier-inacceptables_a4_digital.pdf

https://eg-migrations.org/IMG/pdf/egm_cahier-alternatives_a4_digital_light.pdf

Ces cahiers viennent d’être édités et imprimés sous forme d’un fascicule format A4.

Cet outil, imprimé à 2 000 exemplaires, est mis à disposition des Assemblées locales et des organisations nationales des Etats Généraux des Migrations.

Le groupe de facilitation des Etats Généraux des Migrations a décidé de favoriser la diffusion de ces documents en prenant en charge l’impression et l’envoi des documents sur le budget des Etats Généraux des Migrations.

Attention, pour une première vague de répartition équitable du stock , la date limite de commande est fixée au 3 mars  2018.

Voici le lien pour la commande : https://framaforms.org/commande-des-cahiers-des-faits-inacceptables-et-des-alternatives-1550681610

Nous voulons une Europe accueillante et hospitalière !

L’Anafé est partenaire de l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour une #EuropeAccueillante

Nous voulons une Europe accueillante et hospitalière !

Juncker et d’autres dirigeants nous ont assuré que nous ne serons pas une forteresse alors que les politiques européennes migratoires prennent justement ce chemin. Aujourd’hui, à l’approche de la journée internationale des migrants, nous appelons les citoyens à demander de nouvelles politiques migratoires et positions européennes en signant l’Initiative pour une  #EuropeAccueillante. Cette Initiative Citoyenne Européenne est la première sur les migrations et est supportée par plus de 200 organisations de la société civile partout en Europe.

Signez pour une #EuropeAccueillante

https://weareawelcomingeurope.eu/fr/

Cette Initiative offre des solutions réalistes et réalisables dont l’Europe a besoin pour faire face aux enjeux migratoires tout en respectant les droits humains. En signant vous demandez à la Commission Européenne de :

1. Mettre fin au délit de solidarité partout en Europe

Dans de nombreux pays comme la Hongrie, l’Italie, la France, la Grèce, les gouvernements nationaux mettent la pression et répriment les volontaires et les ONGs qui aident les réfugiés.

Nul de doit être puni car il a protégé ceux dans le besoin

2. Permettre aux migrants victimes d’exploitation au travail et de violences de se défendre.

Nous avons tous entendus d’horribles histoires de migrants battus et intimidés sur la route, les personnes qui osent témoigner sont minoritaires. Même à l’intérieur de la forteresse, les migrants restent vulnérables, notamment sur le marché du travail.


Des mécanismes de plainte et des politiques de sécurité permettant aux victimes d’accéder à la justice.

3. Rendre les Fonds Asile Migration & Intégration accessibles en ligne directe aux ONGs, OSCs et autorités locales.

Aujourd’hui, le Fond n’est accessible que via les gouvernements mais nombre d’entre eux entravent ou ne facilitent pas leur utilisation. Les groupes souhaitant faire preuve de solidarité doivent être soutenus, l’argent public doit être public.

La solidarité doit être soutenue et encouragée.

Demandez ces changements pour une #EuropeAccueillante

Si un million de citoyens européens signent l’Initiative avant le 14 Février 2019, le Parlement Européen organisera un débat lors de la plénière à Strasbourg et la Commission Européenne sera obligé de répondre à nos propositions législatives.

VOUS pouvez faire la différence, signez ICI.

Si vous soutenez les objectifs de l’Initiative, partagez ces informations avec vos amis, collègues et votre réseau professionnel. Ensemble, nous pouvons demandez une #EuropeAccueillante

SIGNEZ LA PÉTITION

https://weareawelcomingeurope.eu/fr/

9e anniversaire du Cercle du Silence de Mantes-la-Jolie

Le Cercle de Silence de Mantes-la-Jolie tiendra samedi prochain 26 janvier 2019 son 108e Cercle.

Depuis 9 ans, chaque quatrième samedi du mois, des hommes et femmes de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses se réunissent en cercle, de 11 heures à midi, place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie. Ils manifestent silencieusement contre toutes les injustices faites aux migrants. Leur silence crie leur indignation devant la politique migratoire française et européenne et dit que “les particularités de chacun constituent une richesse authentique”.
Nous vous invitons à vous joindre à nous.

Vous trouverez ci-dessous quelques textes distribués lors des derniers Cercle de 2018 ainsi que l’invitation à participer au Cercle du 26 janvier 2019.

A samedi prochain !

Plus d’infos sur le Cercle du Mantois : http://reseau-amy.org/cercle-de-silence-de-mantes-et-du-mantois/

Les Voisins Solidaires de Mézy dans le Courrier de Mantes

Des nombreuses actions et mobilisations menées par les Voisins Solidaires de Mézy-sur-Seine en faveur des migrants et des réfugiées, la plus médiatisée est certainement celle qui a été menée pour améliorer le sort de Ahmad, alias Bambino, jeune homme d’origine soudanaise, arrivé à Mézy en août 2016.

La grande nouvelle de ce début d’année 2019 est qu’Ahmad a obtenu le statut de réfugié pour 10 ans.

Retrouvez l’article qu’a consacré le Courrier de Mantes sur Ahmad et le collectif

Action collective pour la fin définitive de la criminalisation des solidaires

Le Réseau Amy a signé l’appel à mettre fin définitivement à la criminalisation des solidaires.

Nous rappelons à nouveau que les maraudes permettent de sauver des vies mises en danger par des politiques migratoires répressives et meurtrières pour des exilé·e·s. Par ailleurs, et à l’image de la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dans sa recommandation n°12, nous réitérons notre appel à mettre fin définitivement à la criminalisation des solidaires.

Lire https://www.bastamag.net/Des-personnes-interpellees-par-la-police-pour-avoir-secouru-des-exiles-en

Retrouvez tous les signataires dont le Réseau Amy sur la page de l’anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) :

http://www.anafe.org/spip.php?article512

18 décembre 2018 – Journée internationale des MigrantEs à Paris

Plusieurs membres du Réseau Amy étaient à la manifestation du 18 décembre 2018 organisée place de la République à Paris dans le cadre de la journée internationale des Migrant.e.s.

Cette manifestation faisait écho aux autres manifestations organisées au même moment dans près de 60 villes sur tout le territoire français.

À Paris, l’AFP (voir la vidéo ci-dessous), un des rares médias présent, évoque 2 000 personnes, d’autres sources parlent de 10 000.

Ce qui est sûr, c’est que c’était la plus importante des manifestations organisées en faveur des droits des sans-papiers depuis bien longtemps. Un beau mélange de citoyens, militants et beaucoup de camarades sans-papiers, le tout dans une bonne ambiance, avec tambours et slogans (“liberté”, “la rétention, on en a marre”, “des papiers”…) très encadrés par les forces de l’ordre, qui ont défilés entre la place de la République et la gare de l’Est.

Retrouvez des compte-rendus plus complets :

https://paris-luttes.info/journee-internationale-des-11350
http://www.cnt-f.org/fte/2018/12/19/des-migrants-occupent-un-batiment-de-paris-8/

La vidéo de l’AFP

Devoir d’alerte – Une lettre envoyée à l’OFII

En copie à la presse rédigée par Irena Havlicek, bénévole de l’association Scarabée.
32 rue Etienne-Dolet, 92240 Malakoff

au président du Conseil d’administration de l’OFII, avec copie à l’ensemble des membres du Conseil d’administration. Parce que ce n’est plus possible. Comment un organisme PUBLIC (sensé défendre l’état de droit, l’intérêt général, bla-bla…) peut-il prononcer, tous les jours, des refus de CMA (conditions matérielles d’accueil) en totale illégalité ?

Objet : DEVOIR D’ALERTE !

A Monsieur Rémy SCHWARTZ
Président du Conseil d’administration de l’Ofii

copie à l’ensemble des membres
du Conseil d’administration
à Malakoff, le 12 décembre 2018

Monsieur

C’est en tant que simple citoyenne, membre d’une association de solidarité avec les réfugié-e-s et les exilé-e-s que je me permets de m’adresser à vous.

Comme de très nombreux citoyennes et citoyens français, je suis accablée tous les jours par la situation des personnes qui viennent chercher refuge chez nous et qui se retrouvent dans des conditions indignes et inhumaines, ici, en France… et notamment sur les trottoirs de Paris. Des personnes qui demandent l’asile dans la « Patrie des droits de l’Homme » et qui, après avoir fui la violence et la guerre, après avoir souvent traversé l’enfer, découvrent au moment où ils pensaient atteindre enfin le bout du tunnel, que ce n’était pas fini…

Je ne doute pas un seul instant des difficultés auxquelles doit faire face l’Ofii.

Toutefois, je m’interroge.

En tant que bénévoles, nous accompagnons autant que faire se peut, les demandeurs d’asile dans leurs démarches quotidiennes, parce que, grâce aux cours de français que nous dispensons gratuitement à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin (plus de 30 cours hebdomadaires !) nous disposons aujourd’hui de l’aide de nos élèves qui peuvent nous servir d’interprète.

Avec certains services de l’Ofii, nous parvenions ainsi à débrouiller des dossiers compliqués, notamment parce que nos interlocuteurs avaient bien compris qu nous avions la possibilité (qu’ils n’ont pas) de prendre le temps d’expliquer la situation aux personnes concernées. Vous n’êtes pas sans savoir que le stress dans lequel vivent les demandeurs d’asile et la complexité des règles administratives françaises nécessitent de la patience. Expliquer les règles, nous semble-t-il, c’est la moindre des choses. Même s’il faut s’y reprendre à plusieurs fois.

Depuis plusieurs mois, nos efforts restent vains. La plupart des services de l’Ofii refusent désormais que nos bénévoles accompagnent les demandeurs d’asile. Donc nous faisons des lettres, le plus souvent sans réponse. Il arrive encore, heureusement (plutôt en province…) que des salariés de l’Ofii nous passent un coup de fil pour demander un complément d’information ou pour expliquer une situation. Et, le plus souvent, dans ce cas-là, on arrive à une solution.

Mais il y a aussi des coups de fil plus curieux. La semaine dernière, alors que j’avais envoyé un jeune homme à l’Ofii pour expliquer que, après une période de « dublinage » compliquée et un passage en procédure normale par la préfecture (il a déposé sa demande d’asile à l’Ofpra), il avait le droit à une reprise des ses conditions matérielles d’accueil, un salarié a pris le temps de me téléphoner pour m’expliquer qu’il fallait arrêter d’envoyer des lettres parce que, depuis le
1er octobre, la loi avait changé et que ce monsieur n’avait aucun droit.

Comme je ne suis pas juriste, j’ai poliment remercié mon interlocuteur. Mais comme je suis curieuse de nature, j’ai cherché à vérifier. Auprès des professionnels. Et là, surprise, les affirmations de ce salarié de l’Ofii étaient totalement mensongères. Il n’y a pas de nouvelle loi sur les conditions matérielles d’accueil entant en vigueur au 1er octobre. Rien.

Je suis indignée.

Comment l’Offi, un organisme public, censé par nature appliquer le loi et défendre l’intérêt général, peut-il laisser ses salariés diffuser de fausses informations pour décourager les demandeurs d’asile à accéder à leur droits ?

S’agit-il de faire des économies ? Là, hélas, c’est ma question optimiste…

Ou alors (pitié, dites-moi que ce n’est pas ça…), cherche-t-on à prouver à toutes celles et ceux qui viennent chercher refuge chez nous que l’accueil en France est tellement indigne qu’ils feraient mieux d’aller voir ailleurs ? Dans un fol espoir que c’est la meilleure façon de décourager les gens à quitter leur pays, leur famille, leur existence (posture aussi ignoble que stupide… aucune mer meurtrière, aucun mur réputé infranchissable, aucun fonctionnaire méprisant n’arrivera jamais à stopper le désespoir) ?

J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à comprendre.
Que se passe-t-il exactement ?

Tout le monde le sait, le nombre de personnes à la rue s’accroît de jour en jour. La situation est explosive. Pas besoin d’attendre l’arrivée du gel et le déclenchement d’un énième Plan grand froid et ses hébergements d’urgence au rabais. Il y aura encore des morts.

Et je ne parle même pas des malades, puisqu’on est en train de fabriquer sciemment des centaines, des milliers de malades. Ceux que l’absence de soins fait basculer d’une maladie simple à une affection grave. Ceux qui l’on laisse s’enfoncer dans des troubles psychiatriques majeurs (pas besoin de décrire, en amateur, les effets de l’état de stress post-traumatique associé à une maltraitance administrative, il y a suffisamment de publications sérieuses sur la question…). Ceux qu’on maintient pendant des mois à cause de l’ignoble procédure Dublin, dans l’angoisse d’une déportation. Ceux qu’on laisse se débrouiller avec leur tuberculose. Ou dont on nie la nécessité des soins avec le VIH.

Je ne suis qu’une citoyenne lambda. Je n’ai aucun pouvoir, sinon celui de lancer l’alerte.

Si je m’adresse à vous, c’est parce que je suis encore suffisamment optimiste pour penser qu’il ne s’agit pas d’une politique délibérée, orchestrée par les administrateurs le l’Ofii.

Et que, même si ces derniers dorment toutes les nuits, tout comme leur famille, dans un vrai lit, avec des sanitaires accessibles et même un chauffage, ils sont capables d’admettre que la place d’un nourrisson, d’un femme enceinte, d’un jeune homme malade, d’une personne âgée, d’une toute jeune fille vulnérable ou d’un gars en fauteuil roulant n’est pas à la rue. Et là, je ne parle que des situations les plus poignantes, parce que, de toutes façon, selon la loi, il ne devrait y avoir aucun demandeur d’asile à la rue.

Je ne suis qu’une citoyenne lambda. C’est probablement pour cela que je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. A quoi joue l’Etat français ? A quel jeu joue l’Ofii ?

Tout ce que je sais, c’est que c’est un jeu éminemment dangereux.

Non seulement parce qu’il consiste à nier l’état de droit, qu’il s’agisse de la législation française ou des conventions internationales que la France a pourtant signé. Mais aussi parce qu’il consiste à nier la notion même d’humanité.

Un jour, il faudra expliquer à nos enfants et à nos petits-enfants comment nous avons pu laisser faire cela. Et ce ne sera pas facile. Ni pour les citoyens lambda, ni pour ceux dont la responsabilité était d’organiser un accueil digne des demandeurs d’asile.

Moi, je n’ai pas envie d’attendre de moment-là. En tout cas pas sans avoir tenté d’arrêter ce mécanisme odieux.

Je suis fatiguée de quémander des couvertures et des duvets aux amis, aux voisins, aux personnes bienveillantes qui tentent d’aider. Je suis désespérée de dire, plusieurs fois par jour que non, je suis désolée (sorry, j’ai honte, I’m ashamed) n’ai pas de solution, tout ce que je peux faire, c’est vous donner une couverture de survie.

Il y a plus d’un millier de personnes qui dorment dehors, rien qu’à Paris. La semaine dernière, on a dû chercher en catastrophe un hébergement solidaire pour une jeune femme très vulnérable, demandeuse d’asile en procédure normale qui dormait sur le trottoir depuis… un mois et demi ! Grâce à la mairie de Malakoff, on a mis à l’abri provisoirement une famille syrienne de 9 personnes, avec un bébé de moins de deux ans, à qui l’Offi, depuis un mois, ne propose toujours rien. RIEN !

Je suis fatiguée des paroles en l’air (genre « Plus personne à la rue »… je ne sais même plus de quand ça date…). Mais pas de la fatigue qui fait baisser le bras.

Je lance une alerte. Parce que cela ne peut pas continuer comme ça.

Vous êtes à la tête du Conseil d’administration de l’Ofii. Le seul opérateur de l’Etat en charge de l’intégration des migrants durant les cinq premières années de leur séjour en France. Vous ne pouvez pas vous affranchir ni d’une vision humanitaire, ni d’une vision politique des conséquences de cette faillite collective de l’accueil. C’est bien pour cela que je m’adresse à vous.

Les idées pour sortir de cette impasse, nous, les citoyens lambda qui refusent d’abandonner leur droit à se comporter en êtres humains, nous en avons plein… Des bricoleges, on en improvise tous les jours. Là, on a fait les comptes. Notre petite association locale, dont vous n’avez probablement jamais entenud parler, a assuré plus de 5 000 nuitéees d’hébergement soldaire cette année (qui n’est pas finie). On ne peut faire guère mieux. Mais ce n’est pas à nous de trouver des solutions. C’est votre travail.

Toutefois, si, en attendant une solution digne pour tout le monde, vous voulez rejoindre les rangs des hébergeurs solidaires, vous êtes le bienvenu. On cherche tous les soirs des chambres, des lits, des canapés disponibles… On a même des matelas gonflables, pour ceux qui n’ont qu’une petite place dans un couloir. Parce que dehors, il fait froid. Et que la rue, c’est dangereux. Je n’ai pas besoin de vous l’expliquer.

Je vous suis reconnaissante d’avance de l’attention que vous vous voudrez bien accorder à ce courrier. Et surtout des suites que vous voudrez bien y apporter.

Avec mes salutations respectueuses

Conférence de presse Manifestations sur toute la France le 18 décembre 2018

A l’appel de près de 250 organisations, nationales et locales, des manifestations auront lieu dans toute la France le mercredi 18 décembre à 18H pour revendiquer la liberté et l’égalité des droits à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

Ces manifestations se tiendront à un moment particulier. En pleine polémique sur le pacte de Marrakech ces manifestations seront aussi l’occasion de montrer que les révoltes actuelles contre le gouvernement doivent se démarquer aussi de toute tentation nationaliste et raciste.

Ces manifestations pourraient marquer un tournant pour le mouvement de solidarité. Pour la première fois l’appel rassemble un front très large de collectifs de sans-papiers, syndicats (CGT, CNT, FSU, Solidaires, SM, SAF, SMG…), collectifs de solidarité sur tout le territoire, associations. Il réunit la Marche des solidarités, les Etats Généraux des Migrations, la Roya citoyenne, le RESF, le comité Adama et le collectif Rosa Parks.

Pour vous présenter cet événement, ses revendications et l’état de la mobilisation nous vous invitons à une conférence de presse qui se tiendra le mercredi 12 décembre à 11H à la salle Hénaff de la Bourse du travail de Paris (29 Bd du Temple 75011 Paris) en présence des représentantEs des signataires.


Lettre du Cercle de Silence de Versailles – Décembre 2018

n° 99 – décembre 2018

Prochains Cercles : 13 décembre 2018, 10 janvier,  14 février 2019

Retrouvez la version PDF de cette lettre :

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de Noël avec cette NOUVELLE MAGNIFIQUE :

Ahmad , alias “Bambino”, a été reconnu “RÉFUGIÉ” (Soudan du Sud) et aura bientôt sa “carte de résident” de 10 ans : il va pouvoir construire sa vie en France !
Ses amis des mauvais jours se réjouissent avec lui et resteront à ses côtés !

4ème FÊTE DE LA FRATERNITÉ

L’Association Voisins Solidaires de Versailles se réjouit d’organiser une nouvelle

FÊTE DE LA FRATERNITÉ

Elle aura lieu le vendredi 1er février 2019, en soirée,
au Centre HUIT, 8 rue de la porte de Buc à Versailles.
D’ores et déjà, nous envisageons un repas africain.

Tibétains

Après plusieurs mois dans un campement insalubre d’Achères, 290 tibétains ont été mis à l‘abri le jeudi 29 novembre : 83 au Centre de Secours de Chatou, 125 au gymnase des Merlettes, requis par le préfet au Vésinet, et 82 femmes et couples au Chesnay, dans l’ex- Institut Médico-Social rue Georges Chapelier, qui est géré par la Croix-Rouge ; pendant un mois, leur situation juridique de “réfugiés” ou “demandeurs d’asile” sera étudiée et activée, ils pourront reprendre des forces avant de repartir ailleurs…

Le saviez-vous ?

Depuis la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, près de 1 000 km de murs ont été construits en Europe contre la libre circulation des personnes…

À lire

En octobre, au cours d’un périple au Maroc, un groupe de voyageurs de l’association “Chrétiens de la Méditerranée” a pu constater une grande solidarité des acteurs de la société civile avec les migrants de part et d’autre de la Méditerranée.

Lire le reste sur notre site : https://sites.google.com/site/cercledesilenceversailles

Une idée de Cadeau de Noël ?

Le RESF78 a produit une brochure “QUE SONT—ILS DEVENUS ?” de 20 témoignages de jeunes étrangers, retraçant leur parcours de régularisation dans les Yvelines : ils sont devenus une richesse pour la France !

À télécharger gratuitement sur http://www.resf78.ouvaton.org/

Année 2018 : 1 277 migrants se sont noyés en Méditerranée !

Vu ce désastre humanitaire et l’immobilisation de l’Aquarius, MSF et SOS Méditerranée ont annoncé qu’ils cherchaient un autre bateau…

Un nouveau bateau, le MARE IONIO, acheté et affrété par des militants de gauche, navigue aujourd’hui sous pavillon italien au large des côtes libyennes pour secourir des migrants et contrer la politique du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.