Crise sanitaire : lettre ouverte du Réseau Amy aux député(e)s des Yvelines

(version PDF en bas de cet article)

Les Yvelines, le 20 mars 2020

Mesdames et messieurs les Député(e)s des Yvelines

Lettre ouverte

Objet: Urgence sanitaire pour les personnes migrantes
(demandeuses d’asile, réfugiées ou sans papier)  en situation de précarité

Madame (Monsieur) la(le) Député(e),

Notre réseau pour l’accueil des migrants en Yvelines, qui regroupe 29 associations et collectifs en contact quotidien avec des personnes migrantes, notamment demandeuses d’asile et réfugiées, s’adresse à vous dans le contexte actuel d’urgence sanitaire qui impacte l’ensemble des habitants de notre pays et particulièrement les plus précaires d’entre eux.

En cette période de crise sanitaire, où il est fait obligation à chacune et chacun de rester chez soi, nous pensons d’abord aux personnes sans abri, qui n’ont pas de « chez soi ».

Comme vous le savez, le 115, dont le rôle est de fournir une mise à l’abri aux personnes à la rue, est complétement débordé dans notre département. De nombreux sans abri n’obtiennent pas de réponse du 115 ils sont alors contraints de vivre  à la rue, dans des abris de fortune plus ou moins précaires, isolés ou en campements.

Certes, nos associations se réjouissent de la décision du gouvernement de reporter de deux mois la fin de la trêve hivernale qui va éviter la remise à la rue des personnes bénéficiant des hébergements d’hiver.

Mais cela ne résout pas la situation des personnes actuellement sans abri.

Cela n’empêche pas non plus la mise à la rue des personnes qui ne bénéficient pas de la trêve hivernale demandeurs d’asile hébergés en établissements spécifiques (CADA, HUDA, PRAHDA, etc.), personnes sous le coup de décisions d’expulsion ne prévoyant pas le bénéfice de la trêve hivernale.

C’est pourquoi nous insistons auprès de toutes les autorités de l’Etat et particulièrement de vous, membre de la représentation nationale,

  • pour que toutes les mesures soient prises pour que les personnes sans abri soient immédiatement hébergées, quelle que soit leur situation administrative vis à vis du séjour, et « quoiqu’il en coûte » comme l’a indiqué le président de la République ;
  • pour que personne ne soit expulsé de son logement ou lieu de vie, ou qu’il ne soit mis fin à son hébergement, sans qu’un autre hébergement ou un logement ne lui soit proposé ;
  • pour que les personnes hébergées sans ressources aient accès à l’aide alimentaire, par exemple sous forme de bons alimentaires ;
  • et pour que toutes les personnes aient accès aux soins médicaux, qu’elles aient, ou non, des droits ouverts à l’assurance maladie.

S’agissant plus particulièrement des demandeurs d’asile, nous demandons :

  • Que l’OFII cesse de prendre des décisions de suspension ou de retrait des conditions matérielles d’accueil ( = CMA) à leur encontre. Ces décisions ont en effet pour conséquence que ces personnes perdent leurs droits à l’hébergement et à l’allocation pour demandeur d’asile, et risquent de se retrouver sans abri et sans ressource. Que les CMA soient rétablies aux demandeurs d’asile à qui elles ont été supprimées.
  • Concernant les personnes qui n’ont plus le statut de demandeur d’asile, parce qu’elles ont été reconnues réfugiées ou bénéficiaires de la protection subsidiaire, qu’elles ont été déboutées de leur demande, ou qu’elles ont obtenu un titre de séjour pour un autre motif que l’asile, nous demandons qu’il ne soit pas mis fin à leur hébergement par l’OFII, tant qu’elles n’ont pas une autre solution de logement ou d’hébergement.
  • Concernant les personnes en procédure Dublin, y compris celles déclarées « en fuite », nous demandons que la préfecture leur applique la « clause discrétionnaire », c’est à dire que la France devienne responsable de leur demande d’asile puisqu’il est bien évident qu’elle ne seront pas transférées dans un autre pays de l’espace Schengen, alors que les déplacements sont drastiquement limités et que la quasi-totalité des pays européens sont touchés par la crise sanitaire; dans ces conditions, les maintenir en procédure Dublin a pour seul effet de retarder le moment où elles pourront déposer leur demande d’asile; cela nous apparaît comme une mesure qui n’a aucun intérêt pour l’Etat, mais qui contribue à engorger les structures d’hébergement.

S’agissant des personnes actuellement enfermées en centre de rétention en attente d’un éventuel éloignement, nous demandons qu’elles soient immédiatement libérées, puis hébergées si nécessaire ; en effet, compte tenu de la fermeture des tribunaux, elles n’ont pas la possibilité de faire valoir leurs droits, et compte tenu de la restriction des transports aériens et des échanges internationaux, elles ne pourront pas être effectivement éloignées. Par contre, il est à craindre que les centres de rétention ne deviennent des lieux de propagation du virus. 

Nous vous remercions de nous indiquer dès que possible les mesures qui vont être prises pour aller dans le sens de nos demandes.

Nous sommes, bien entendu, disponibles pour échanger avec vous sur ces sujets.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer l’expression de notre respect.

Pour le Réseau AMY.

À la frontière gréco-turque, la xénophobie et le racisme tuent ! L’Union européenne aussi !

Le Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines (Réseau AMY) est l’une des organisations signataires de l’appel “À la frontière gréco-turque, la xénophobie et le racisme tuent ! L’Union européenne aussi !” :

Vous trouverez ci-après le texte de l’appel à rassemblements le mercredi 18 mars dans sa version définitive, signé par 140 organisations et collectifs. Vous le trouverez en ligne sur le site du Gisti (www.gisti.org/spip.php?article6329) avec la liste des signataires, ainsi que des versions de l’appel en anglais, grec, turc, espagnol, pachtou (d’autres sont à venir). N’hésitez pas à le diffuser.


À la frontière gréco-turque, la xénophobie et le racisme tuent ! L’Union européenne aussi !

Depuis plusieurs jours, des personnes meurent à la frontière gréco-turque ! Cette situation est la conséquence directe de choix politiques opérés par les dirigeants européens qui voudraient boucler les frontières de l’Union européenne à tout prix, notamment en sous-traitant à des États non européens  l’examen des demandes d’asile et l’encampement des indésirables. Des images insoutenables arrivent quotidiennement, montrant des personnes exilées refoulées ou mises délibérément en danger. 

Pour empêcher leur entrée en Europe, la police et l’armée grecques, rejointes par une partie de la population ainsi que par des mouvements fascistes, ont déployé un niveau de violence inédit. En mer comme le long de la rivière Evros, leurs agents barrent la route aux bateaux, provoquent des naufrages, tirent en l’air, blessent et tuent.

Non seulement l’Union européenne ne condamne pas ces actes gravissimes, mais elle les soutient et les encourage :

Au lieu de rappeler aux autorités grecques que le droit international comme le droit européen interdisent de refouler à la frontière une personne en demande de protection internationale sans avoir examiné sa situation, le président du Conseil européen salue les efforts des Grecs pour « protéger les frontières de l’Europe », tandis que la présidente de la Commission européenne qualifie la Grèce de « bouclier européen » comme si l’Europe était menacée par un ennemi.

De son côté, l’agence européenne Frontex va déployer une intervention rapide dans la zone, ouvrant un nouveau front de la « guerre aux migrant.es » (http://www.migreurop.org/article2919.html) menée depuis une vingtaine d’années par l’UE à ses frontières.

Une coalition d’organisations contre les violences aux frontières (http://www.migreurop.org/article2960.html) vient de se mettre en place et annonce que des plaintes seront déposées contre la Grèce et l’UE pour les violations des droits des personnes exilé.es fuyant la Turquie. Les États et, derrière eux, les décideurs européens ne doivent pas pouvoir impunément ordonner de telles exactions. 

Nous soutenons cette initiative et appelons à des RASSEMBLEMENTS DE PROTESTATION, SELON AUTORISATION, PARTOUT OU CE SERA possible ce 18 mars 2020. 

Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

Signataires :

En France :

    AADA (Association d’accueil des demandeurs d’asile, Mulhouse)
    ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)
    ACCMV (Action conciliation coordination minorités visibles et de la diversité)
    ACORT (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie)
    Actes&Cités
    ACTIT (Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie)
    ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers)
    AdN (Association pour la démocratie à Nice)
    ADTF (Association Démocratique des Tunisiens en France)
    Ah Bienvenue Clandestins !
    AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs)
    AJAR (Association Juvisienne pour l’Accueil des demandeurs d’asile et des Réfugiés)
    Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers)
    ANVITA (association nationale villes et territoires accueillants)
    APICED (Association pour la Promotion Individuelle et Collective et pour l’Egalité des Droits)
    Artisans du monde 06
    Association Syrie Démocratie 33
    Assemblée de riposte aux violences d’État
    ASTI de Chalon-sur-Saône
    ASTI d’Orléans
    ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
    ATNF (Association des Tunisiens du Nord de la France)
    ATF (Association des Tunisiens de France)
    Attac France
    L’Auberge des Migrants
    Autrement Dire
    Carre Geo & Environnement
    CCFD – Terre solidaire
    CEDETIM
    Centre Primo Levi
    Cercle de Silence Hazebrouck
    CGT-Culture de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration
    CGT Laon
    CISPM (Coordination internationale des sans-papiers et migrants)
    Citoyens solidaires 06
    C.N.R (Collectif nation refuge)
    CNT
    CNT Secrétariat international
    CNT UL Lille
    Collectif cambresis pour l’aide aux migrants
    Collectif citoyen Bevera
    Collectif kom.post
    Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue »
    Collectif Migrants 83
    Collectif Printemps de la psychiatrie
    Collectif poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici
    Collectif réfugiés du Vaucluse
    Collectif Saint-Lois d’Aide aux Migrants
    Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es
    Collectif des universitaires contre les violences policières
    Copaf (Collectif pour l’avenir des foyers)
    CRID
    CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie)
    CSP 95
    DAL (Droit au logement)
    Diel (Droits Ici Et Là-bas)
    Droits devant !!
    E.C.NOU (Aide et soutien aux exilés en situation d’urgence)
    Emmaüs Europe
    Emmaüs France
    Emmaüs International
    ETM46 (Écoles Tiers Monde 46)
    EGM (États généraux des migrations)
    EGM Assemblée locale 02
    EGM Assemblée locale 31
    EGM Assemblée locale 33
    EGM Assemblée locale 67
    EGM Assemblée locale Caen
    EGM Assemblée locale Drôme Vaucluse
    EGM Assemblée locale Franche-Comté Sud
    Europe Cameroun Solidarité
    FASTI
    Femmes du 3è Millénaire
    Fondation Frantz Fanon
    FCPE
    FSU
    FSU 06
    FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
    GAS (groupe accueil et solidarité)
    GISTI
    Habitat&Citoyenneté Nice
    Human Rights Observers (Calais)
    Itinérance Cherbourg
    La Cabane Juridique (Calais)
    La Cimade
    La Maison Ouverte (Mission populaire, Montreuil)
    LDH Laon
    LDH Nîmes
    LDH Paca
    LDH Quimper
    LDH Saint-Quentin
    LVN Personnalistes et Citoyens
    Migraction59
    Migrants, changeons notre regard !
    Migreurop
    Mission Populaire
    Mitrajectoires Lille
    Mouvement de la Paix
    MRAP
    MRAP Alpes-Maritimes
    MRAP Saint-Nazaire
    Paris d’exil
    Pax Christi Nice
    People Not Walls
    Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau
    RAIL (Réseau d’Accueil d’Immigrés à Lille)
    Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines (AMY)
    Réseau décolonial 06
    Réseau Foi et Justice Afrique Europe
    RESF 06
    RESF 48
    Revivre
    Revue l’Intranquille (Atelier de l’agneau éditeur)
    Ritimo
    Romans International
    Roya citoyenne
    RUSF Paris 1
    RUSF Paris 8
    SALAM Nord/Pas-de-Calais
    SESAM (Souillac Echange Solidarité et Accueil Migrant-e-s) / ASTI de Souillac
    Solidaires 06
    Solidaires étudiant-e-s Nice
    Solidaritat Ubaye
    Solidarité Migrants Graulhet
    Solidarité Migrants Wilson
    SOMICO 06 (Soutien MIgrants COllectif)
    Syndicat des avocats de France
    Syndicat de la magistrature
    Terre d’Errance
    Thot – Transmettre un Horizon à Tous
    T.P.C. Maison Solidaire
    Tous Migrants
    UD CGT 06
    UJFP (Union juive française pour la paix)
    Union syndicale Solidaires
    USP (Union syndicale de la psychiatrie)
    UTAC (Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne)
    Utopia 56
    Vallées solidaires 06
    Voisins Solidaires de Versailles
    Wietchip

En Europe et au delà :

    AMDH Maroc (Association marocaine des droits de l’homme) (Maroc)
    APDHA (Asociación Pro Derechos Humanos de Andalucía) (Espagne)
    ARCI (Italie)
    Federación SOS Racismo (Espagne)
    FTDES (Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux) (Tunisie)
    Frontiers Rights (Liban)
    Ligue des droits humains (Belgique)
    Migreurop (réseau euro-africain)
    Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC )
    SKB (union des femmes socialistes)
    SNAPAP CGATA Algérie (Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie) (Algérie)
    Statewatch (Royaume-Uni)
    Vivre Ensemble | asile.ch (Suisse

Nouvelles mesures AME et droits maladie des demandeurs d’asile (janvier 2020)

Créée en 1999 (loi n° 99-641 du 27 juillet 1999), l’Aide Médicale de l’État (AME) est une prestation d’aide sociale de l’Etat dont la gestion est déléguée à l’Assurance Maladie. Elle s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les exclusions.
L’AME est destinée à permettre l’accès aux soins des personnes en situation précaire et irrégulière au regard de la réglementation française sur le séjour en France.
Elle est attribuée sous conditions de résidence et de ressources.

Vous trouverez ci-dessous un diaporama au format PDF sur les réformes/restrictions de l’AME et couverture maladie demandeurs d’asile – présenté aux associations par la CNAM le 9 janvier 2020.

Pour mémoire, cette ressource et bien d’autres sont disponibles sur la page dédiée “maladie, soins, santé” du Groupe d’information et de soutien des immigré⋅e⋅s (Gisti) disponible ici http://www.gisti.org/spip.php?article2413

Extrait de la page du Gisti :

Modifications 2020 par articles 264 et 265 de la loi n°2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 : introduction d’une nouvelle condition d’irrégularité du séjour depuis plus de trois mois ; exclusion de certaines prestations durant les 9 premiers mois (décret à venir) ; dépôt physique des demandes ; accès au dispositif soins urgents et vitaux à l’hôpital pour les demandeurs d’asile durant les 3 premiers mois (car exclu de la prise en charge par l’assurance maladie durant cette période) – voir aussi ce diaporama CNAM de la CNAM (9 janvier 2020) et ce tableau du Comede (9 janvier 2020)

http://www.gisti.org/spip.php?article2413#1d

Journée internationale des migrant-e-s le 18 décembre 2019 : liberté, égalité des droits

Appel à la mobilisation de plusieurs organisations, dont le Réseau Amy, le 18 décembre 2019 à 18h00 place de la République à Paris

Nous, collectifs de sans-papiers et migrant-e-s, syndicats, associations, collectifs de solidarité, états généraux des migrations, marche des solidarités appelons à des manifestations et rassemblements le 18 décembre 2019, journée internationale des migrant-e-s.

Nous marcherons toutes et tous ensemble pour affirmer avec encore plus de vigueur : « Égaux, Égales, personne n’est illégal ».

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs et travailleuses français-e-s et immigré-e-s.

Nous marcherons pour stopper la montée des nationalismes, le développement du fascisme et de toutes les formes de racisme.

Nous marcherons en mémoire des dizaines de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes mort-e-s sur les routes de la migration, victimes des frontières et des politiques meurtrières des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour la liberté de circulation, pour la fin du système de Dublin, l’abandon de la directive retour et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée fausse que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits de toutes et tous.

Nous marcherons pour soutenir et amplifier les grèves et luttes des sans-papiers pour obtenir leur régularisation et la justice sociale.

À l’heure où le gouvernement annonce des mesures sans précédent : immigration « choisie », privation – pour les demandeurs d’asile – d’accès à la protection maladie pendant les trois premiers mois après le dépôt de leur demande, durcissement des conditions d’accès à l’Aide médicale d’Etat (AME), nous marcherons pour affirmer que l’égalité ne se discute pas, elle doit être mise en œuvre, maintenant.

C’est la précarisation générale et la remise en cause des acquis sociaux par les politiques répressives et d’austérité menées par les gouvernements successifs, spécialement celui d’Emmanuel Macron, qui exacerbent les discours de haine, accroissent la pauvreté et le repli sur soi dans la population.

C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure, solidaire et égalitaire.

Retrouvez la liste des signataires dont celle du Réseau Amy sur cette page : https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/111219/18-decembre-18h-egaux-egales-personne-nest-illegal


Version PDF :

NON au changement de fonctionnement de la carte ADA des demandeurs d’asile

Jusqu’en octobre 2019, les Demandeur.se.s d’Asile pouvaient percevoir leur aide grâce à une carte de retrait fournie par l’Ofii. Cette carte leur permettait de retirer leur aide sous forme d’argent liquide (pour mémoire, 204 € /mois pour une personne seule hébergée) dans n’importe quel distributeur automatique.

Depuis le 5 novembre 2019, sur décision de l’Ofii, cette carte est devenue une carte de paiement avec impossibilité de faire des retraits et les premiers retours sont inquiétants :

  • pas de sans contact : la carte est à débit immédiat avec vérification du solde, le sans-contact n’est pas permis. Donc impossible de faire des petites transactions dans certains endroits ;
  • refus : certains commerçants méfiants ne reconnaissent pas cette carte et la refusent ;
  • plus d’argent liquide : dans la théorie, certains magasins (notamment ceux de la chaîne Casino) pratiquent le cashback, mais peu le proposent, en particulier ceux ayant des distributeurs à proximité.

De nouveaux désagréments dans le quotidien des demandeur.se.s d’asile, déjà compliqué, même si beaucoup de bénévoles d’associations d’aide et de soutien cherchent des solutions de substitution avec de mauvaise surprises (la carte marche très mal dans les stations services).

Cette situation avait été anticipée et dénoncée par de nombreuses association. Dès août 2019, la Ligue des droits de l’homme – LDH a lancé une pétition demandant à l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration – OFII et à la Direction Générale des Étrangers en France – DGEF d’annuler la réforme relative au fonctionnement de la carte ADA.

Il est encore possible de signer cette pétition disponible ici : http://chng.it/ywv4RJVB

et d’interpeller vos députés et sénateurs pour revoir le fonctionnement de cette carte.

Les Voisins Solidaires de Versailles, membre du Réseau Amy, ont interpellé les députés et sénateurs des Yvelines. Retrouvez l’article consacré à ce courrier sur leur site : https://vs-versailles.fr/reforme-de-la-carte-ada-vsv-sadresse-aux-representants-de-la-nation/

Projection du documentaire “Défi de solidarité” le mardi 19 novembre 2019

Le Quai des Possibles est un tiers lieu de Saint-Germain-en Laye qui vise une sensibilisation du grand public sur les enjeux du monde actuel : Environnement, social et sociétal. Chaque mois est organisé un ciné débat pour informer, sensibiliser et éduquer les citoyens.

A partir du Mardi 19 Novembre 2019 débute un cycle de 4 projections autour de la solidarité, l’immigration et l’engagement citoyen en partenariat avec La Maison des Canaux https://www.facebook.com/LaMaisonDesCanaux/
Le mardi 19 novembre 2019 sera donc projeté le documentaire “Défi de solidarité” suivi d’une intervention et d’un débat animé par la réalisatrice, Caroline Darroquy.

Lien de l’événement sur notre site :

https://www.lequaidespossibles.org/events/event/cine-debat-defi-de-solidarite/

SYNOPSIS

En plein hiver, un jeune de 16 ans passe une nouvelle nuit dans la rue, faute de réponse sur son statut de « mineur isolé étranger » et faute de prise en charge par l’Etat français.

Jusqu’au jour où un bénévole lui propose un canapé-lit chez lui pour quelques temps… Puis un autre inconnu l’accueille dans une chambre, le suivant lui prépare de bons repas… Chaque soir à Paris, plus d’une centaine d’hébergeurs forment un réseau anonyme pour répondre à l’urgence.

Jusqu’où cet élan citoyen sera-t-il viable ?

Sélections :

  • FipaDoc
  • Festival de Luchon
  • Festival International de Films de Femmes Festival du Cinéma des Utopies Réelles
  • Festival International du Film d’Éducation

Prix :

  • Prix du public 2019 – Festival du Cinéma des Utopies Réelles

Bande Annonce

BILLETS :

  • Tarif étudiant/demandeur d’emploi (sur justificatif) : 4€
  • Tarif basique : 8€
  • Tarif basique + contribution au Quai des possibles : 8€ + participation libre

TOUTES LES RECETTES SERONT REVERSÉES SUR KICKSTARTER, PLATEFORME DE CROWDFUNDING, POUR PERMETTRE À DES HEBERGEURS QUI ACCUEILLENT LES SANS-ABRIS DE SUBVENIR À LEURS BESOINS.

Associations du Réseau Amy et forum des associations 2019

Cette rentrée de septembre 2019 est l’occasion de rencontrer les associations et collectifs du Réseau Amy. En effet, beaucoup participent à des forums d’associations organisés par les municipalités du département des Yvelines, en particulier sur le week-end des samedi 7 et dimanche 8 septembre 2019.

N’hésitez pas à venir rencontrer les bénévoles dans votre ville.

Voici quelques exemples d’associations à Magnanville/Mantes la Jolie, Poissy, Triel-sur-Seine et Versailles :

Ligue des Droits de l’Homme, section de Mantes la jolie et du Mantois

  • Objet de l’association : défense des droits
  • Ville : Magnanville
  • Forum des associations de Magnanville
  • Samedi 7 septembre de 14h00 à 18h00
  • Lieu du forum : complexe sportif Firmin Riffaud à Magnanville

Ligue des Droits de l’Homme section Poissy et environs

Ligue des Droits de l’Homme section Poissy et environs ET Comité de soutien aux réfugiés des Tilleuls de Triel-sur-Seine

Les Voisins Solidaires de Versailles

Campagne STOP DUBLIN et rassemblement du 25 mai 2019

Le Réseau Amy participe à la campagne STOP DUBLIN. Pour mémoire, le règlement Dublin est un système qui prévoit (entre autres) que le pays d’entrée en Europe d’un migrant est le pays responsable de sa demande d’asile.

La campagne STOP DUBLIN demande que le règlement Dublin III soit abrogé, considère qu’il faut sortir de cette politique inhumaine, absurde, inefficace et coûteuse, et exige que le demandeur d’asile puisse avoir le choix du pays où déposer sa demande.

Le Réseau appelle tous ses membres à se retrouver le samedi 25 mai 2019, veille des élections européennes, pour manifester à Paris de La Chapelle à République (lieu précis de rendez-vous disponible sur simple demande par mail à contact@reseau-amy.org)

Retrouver l’événement sur FaceBook
https://www.facebook.com/events/365106404214755/

et les trois tracts à partager et distribuer

STOP DUBLIN Campaign est une initiative européenne de citoyens solidaires engagés quotidiennement auprès des demandeurs d’asile, portée en France par la Coordination Française du Droit d’Asile – CFDA, le Collectif pour une Nation Refuge – CNR, et les Etats Généraux des Migrations -EGM.

Toutes les infos sur http://www.stopdublin.eu/

Conférence inversée sur l’hébergement d’avril 2019, retours dans la presse

Le 6 avril 2019 à Triel, le Réseau Amy a organisé une Conférence Inversée sur l’Hébergement des migrants. Une quarantaine de migrants hébergés à Mézy, Triel, Conflans, Achères, Versailles…, ou non hébergés, ont exposé leurs parcours d’hébergement et ont fait des propositions aux représentants de l’ État, aux élus, aux représentants des hébergeurs qui étaient présents.

Deux articles ont été publiés suite à cette conférence :